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La culture réunionnaise s'est bâtie au fil des siècles à partir d'apports de plusieurs continents. Ces patrimoines se sont fondus pour fonder une culture réunionnaise multicolore, comme le son les racines du peuple réunionnais.

Les religions

Pendant deux siècles, le christianisme est la religion unique, même si des pratiques héritées d’Afrique et de Madagascar continuent à se pratiquer clandestinement dans les clans d’esclaves. Tout le monde est baptisé, même les esclaves, qui ne bénéficie cependant que d’un vernis d’instruction religieuse (l’image d’un christ égalitaire pouvait poser problème). Cette religion a joué également un grand rôle dans l’accession à la connaissance de la jeunesse  puisque les premières écoles étaient tenues par des congrégations (frères des écoles chrétiennes, lazaristes, jésuites, spiritains, …).

Les engagés indiens, qui affluèrent de 1848 à 1882, importèrent avec eux leurs coutumes et leur religion. L’hindouisme réunionnais vient surtout de la tradition rurale du Sud de l’Inde d’où viennent les engagés. L’aspect spectaculaire de certaines cérémonies comme la « marche dans le feu » ou le « cavadee » a souvent masqué, aux yeux du profanes, la vraie profondeur de la religion, qui apparaît notamment le jour du Dipavali, la fête de la lunière.

L’islam réunionnais est un islam modéré, fervent et tolérant. Il n’y a pas d’intégristes puisqu’on voit plus de jeunes musulmanes en jean que voilées. La pratique assidue de la religion a le double objectif d’adorer Dieu et de maintenir le lien avec les provinces indiennes d’origine, avec lesquelles le contact ne s’est jamais rompu. Il n’y a pas non plus d’affaires politico-religieuse comme la question de foulards ou autres qui agitent parfois l’hexagone : La Réunion a dépassé depuis longtemps ce genre de détails ! 

Arrivés à La Réunion, les immigrés d’origine chinoise durent se convertir au catholicisme pour s’intégrer à la société locale. Aujourd’hui, il est difficile de parler de religion chinoise. En effet, on observe un original syncrétisme local, dans lequel trois religions et des pratiques différentes s’entremêlent. Confucianisme, Taoïsme et Bouddhisme sont les trois piliers, sur lesquelles se greffent des cultes différents.

Superficiellement christianisée, ayant sans doute importé des croyances populaires d’Afrique et de Madagascar, ayant aussi absorbé certaines pratiques sombres venus d’Inde ou empruntées à la sorcellerie occidentale, une partie de la population réunionnaise cherche dans les pratiques parallèles les réponses – et les « recettes » - que les religions officielles ne lui apportent pas. Ce qui ne les empêche pas d’aller à la messe ! 

La Réunion, de part l’origine de sa population et de l’évolution de celle-ci, est un exemple international du « vivre ensemble ». L’acceptation et l’entremêlement des différentes religions comme étant une mosaïque de la culture réunionnaise, fait de ce territoire une exception à suivre au niveau mondial : probablement l’avenir d’un monde en paix !

La Gastronomie

Origines

L’apport européen au commencement de l’histoire de la cuisine réunionnaise dépasse les seules importations de certains produits et naturellement s’est situé dans la domaine du savoir-faire.

Bien entendu, on ne trouve plus aujourd’hui le goût des plats lointains, ils en ont induit une quantité d’autres bien réunionnais. Le temps, long et sûr, de l’acculturation a fait ici fait son œuvre.

L’apport indien, opérationnel dés le début de notre histoire, fut caractérisé par l’introduction d’aromates, d’épices et d’autres nouveaux ingrédients. Cependant, ce ne sont pas les ingrédients importés de l’Inde qui marqueront la cuisine réunionnaise, mais l’apport massif du savoir-faire. L’apport est notoire dans la démarche qui préconise l’utilisation abondante des produits de la nature dont la préparation intelligente permet une cuisine de résistance réglée par les saisons. Une cuisine enracinée dont l’adaptabilité aux produits de base locaux est la caractéristique essentielle.

Mais la cuisine réunionnaise d’origine indienne présente plus que des différences avec celle pratiquée aujourd’hui dans la région dont sont issu la plupart des ancêtres Réunionnais. L’éloignement, l’absence presque totale de relations pendant la première période coloniale ont été propices à la création de grandes variations et d’une « dérivation » notable des plats (même si il subsiste des analogies dans le traitement de produits, des ressemblances dans certaines des réparations, des fumets proches). 

Enfin, il faut évoquer toute l’utilisation des feuilles (reconnues comestibles) dont l’origine est malgache. De cette cuisine malgache, nous avons dès le départ hérité certainement la partie la plus pauvre : les brèdes par exemple. La gamme de feuilles comestibles s’est étendue depuis aux possibilités réunionnaises et leur mode de préparation est pratiquement unique à l’île de La Réunion.

Signalons aussi l’apport africain qui, à travers la consommation du maïs, a permis la mise en place par le Réunionnais de tout un cycle de la récolte, de la préparation, de la consommation de cette céréale, nourriture d’esclaves au départ.

La cuisine populaire réunionnaise s’enrichi depuis quelques années du développement de la cuisine chinoise. Ces Réunionnais sont devenus majoritaire dans la restauration en ville, qui peut tout aussi bien être pékinois, cantonais et vietnamiens principalement. Cette cuisine chinoise, phénomène connu ici comme ailleurs dans les grandes capitales européennes, est pourtant chez nous une cuisine bien réunionnaise. Etant encore il y a vingt ans à l’intérieur des familles, elle se diffuse maintenant grâce à la restauration, mais il faut toutefois signaler que quelques préparations ont largement quitté les marmites des restaurants pour atteindre celles des familles.

Dans cette grande frontière de la table, une remarque particulière pour une cuisine indienne d’importation récente par les Musulmans réunionnais, venus de la région du Goudjerat. Leur immigration date de moins d’un siècle. La vie de leur communauté peu nombreuse et auto-centrée culturellement a gardé à l’intérieur de la famille certaines préparations régionales indiennes. Mais le développement timide de la restauration par ces Réunionnais musulmans est devenu depuis quelques années un facteur diffusant de leur cuisine dont la consommation est en plein essor. Le « samoussa » est aujourd’hui consommé dans toutes les familles et dépasse presque le « bonbon piment ». Une belle recette, un fleuron de la cuisine indienne, le Briani, est en passe de devenir un plat réunionnais de consommation familiale.

Les fruits

Le verger créole est un tour du monde où se retrouvent des arbres fruitiers venus des cinq continents. C’est ainsi qu’on peut retrouver près des agrumes plus ou moins classique, des raretés comme le Mangoustan de Malaisie.

Toute l’année les fruits (bien que d’autres ne se trouvent uniquement que dans les jardins) sont présents sur les étales :  

Janvier : Letchis, mangues, caramboles, ananas, bananes, papayes, tamarins, coco

Février : Longanis, ananas, bananes, papayes, tamarins, mangues, coco

Mars : Avocats, longanis, oranges pays, ananas, bananes, fruits de la passion, papayes, coco

Avril : Fruits de la passion, avocats, goyaviers, jamblons, ananas, bananes, clémentines, oranges, papayes, coco, cannes à sucre en fleurs

Mai : Pitayas, ananas, bananes, coco, clémentines, oranges, pêches, avocats, goyaviers

Juin : Avocats, ananas, bananes, clémentines, coco, oranges, goyaviers

Juillet : Ananas, bananes, bibasses, coco, jujubes

Août : Ananas, bananes, bibasses, coco, jujubes

Septembre : Ananas, bananes, coco

Octobre : Ananas, bananes, coco

Novembre : Ananas, bananes, coco

Décembre : Letchis, mangues, ananas, bananes, coco


 

La musique réunionnaise

La Musique Réunionnaise se rattache aux rythmes venus des aires de civilisations d'origine du peuplement de l'Île, essentiellement d'Afrique, de Madagascar et de l'Inde. L'émergence de cette musique coïncide avec l'arrivée des esclaves dans les plantations où la société coloniale pratique les danses traditionnelles européennes (valse, quadrille, mazurka, scottish…).

Le maloya (inscrit sur la liste du Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO depuis 2009), tantôt revendicatif, tantôt révolutionnaire, raconte les scènes de la vie d'antan, les souvenirs, l'amour et les sentiments que l'on peut éprouver. Il constitue l'ensemble des pratiques de chant, de danse et d'accompagnement instrumental. Les différents instruments employés sont :
Bob : arc musical dont on frappe la corde 

Kayanm : hochet en hampe de fleur de canne qu'on secoue latéralement
Roulèr : grosse barrique recouverte de peau de boeuf sur lequel on s'assied pour jouer
Pikèr : noeuds de bambou que l'on frappe à l'aide de 2 petites baguettes de bois
Triyang : triangle fabriqué localement à partir de lourdes tiges de fer de récupération.

À l'origine, le séga (anciennement appelé « tchiega ») est composé des instruments du Maloya auxquels se sont ajoutés guitare, accordéon, triangle, banjo et piano. Le séga est une musique métissée de chants et de rythmes locaux auxquels se sont mêlés rythmes et danses d'origine européenne (quadrille et polka).
La Musique Réunionnaise d'aujourd'hui s'est enrichie, tout en gardant son âme et son authenticité, par l'apport d'instruments électriques donnant naissance à de véritables métissages musicaux appelés : « mizik aktiél péi »

La langue créole

Le créole de la Réunion est un développement autonome de la langue rurale et maritime des régions ouest et sud-ouest de la France du XVIIe siècle. Elle a dû s'adapter pour servir d'outil de communication entre des populations venues de France, d'Afrique, de Madagascar et des Indes.

Les français qui s'établirent à la Réunion étaient pour la plupart illettrés et en l'espace de deux générations leur langage s'est "créolisé", accentuant ainsi l'écart entre la langue des lettrés des classes dirigeantes et celle du reste de la population, maintenue en état de servilité durant toute la période coloniale. Cet écart explique le peu de considération qui fut accordé pendant longtemps au créole, qualifié de "vulgaire patois" ou de "méchant dialecte" par la culture dominante.

Le créole, en devenant la langue de communication de tous les nouveaux arrivants, car étant la seule comprise et utilisée par tous, s'est cependant naturellement répandu dans toute l'île. Les difficultés de communication, qui ont longtemps existé dans l'île de la Réunion, du fait de sa géographie physique et de la diversité ethnique du peuplement de l'île, ont entraîné de nombreuses variations locales au sein même du créole réunionnais.

Ces différences constituent une des difficultés rencontrées pour faire aujourd'hui du créole réunionnais une langue écrite et homogène, aucun accord n'ayant encore été trouvé sur un système de retranscription de la phonétique qui satisfasse tout le monde.

Jadis considéré comme la langue des pauvres et des asservis, et donc banni dans la haute société, le créole à conquis aujourd'hui ses lettres de noblesse. Il est enseigné à l'université de Saint-Denis de La Réunion et s'épanouit depuis plusieurs décennies dans la chanson, l'humour, le théâtre et la littérature.

Bien qu'il soit très peu utilisé dans les relations de travail et pas du tout dans les actes officiels et les relations internationales, le créole est bien la langue maternelle des réunionnais.
Il est couramment, voire exclusivement, utilisé dans la vie quotidienne par la grande majorité des réunionnais. Mais la langue française est à la Réunion, comme dans tous les départements français, la langue officielle. Elle est donc aussi celle de l'enseignement.



Expression de l'âme réunionnaise, le créole doit être préservé et continuer d'être utilisé, non comme un élément folklorique, mais comme un patrimoine chargé de sens et d'histoire, permettant d'exprimer et de faire connaître la spécificité de la culture réunionnaise.

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