Une nature majestueuse à préserver

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La biodiversité réunionnaise est tout autant sur terre qu'en mer. Autour des côtes, nous rencontrons des cétacées, et même des baleines à bosses et leurs petits, des requins, …, et dès que nous nous rapprochons de la côte ouest, c'est une barrière de corail qui nous attend. Sur terre, la diversité de la faune et de la flore, qui possède un fort taux d'endémisme, se dévoile essentiellement dans les nombreux milieux naturels. C'est aussi pour cela que La Réunion fait parti des points chauds de la biodiversité mondiale !

Carte Parc National de La Réunion

Unesco

Brève synthèse

La région des Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion coïncide avec la zone centrale du Parc national de La Réunion. Le bien couvre plus de 100 000 ha, soit 40% de La Réunion, une île composée de deux massifs volcaniques adjacents et située dans le sud-ouest de l’océan Indien. Dominé par deux pics volcaniques imposants, des murailles massives et trois cirques bordés de falaises, le bien présente une grande diversité de terrains accidentés et d’escarpements impressionnants, de gorges et de bassins boisés qui, ensemble, créent un paysage spectaculaire. Il comprend les habitats naturels avec leurs assemblages d’espèces les plus précieux de l’archipel des Mascareignes. Il protège des secteurs-clés d’un centre mondial reconnu de diversité des plantes et présente un taux d’endémisme remarquablement élevé pour de nombreux taxons. En conséquence, les Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion apportent la contribution la plus significative et la plus importante à la conservation de la biodiversité terrestre de l’archipel des Mascareignes.

Critère (vii)

L’association du volcanisme, des glissements de terrain d’origine tectonique, et de l’érosion par les fortes pluies et les cours d’eau a donné un paysage accidenté et spectaculaire d’une beauté saisissante, dominé par deux volcans, le Piton des Neiges qui est endormi et le Piton de la Fournaise qui est extrêmement actif. Parmi les autres caracté- ristiques principales du paysage, il y a les “remparts” – des murailles rocheuses escarpées d’âge et de nature géologiques variables et les “cirques” que l’on peut décrire comme des amphithéâtres naturels massifs dont la hauteur et la verticalité sont vertigineuses. On trouve, dans le bien, des gorges profondes, partiellement boisées et des escarpements, avec des forêts ombrophiles subtropicales, des forêts de brouillard et des landes, le tout formant une mosaïque d’écosystèmes et de caractéristiques paysagères remarquables et très esthétiques.

Critère (x)

Le bien est un centre mondial de diversité des plantes avec un degré d’endémisme élevé. Il contient les derniers habitats naturels les plus importants pour la conservation de la biodiversité terrestre des Mascareignes, y compris une gamme de types forestiers rares. Compte tenu des impacts importants et partiellement irréversibles de l’homme sur l’envi- ronnement dans l’archipel des Mascareignes, le bien est le dernier refuge pour la survie d’un grand nombre d’espèces endémiques, menacées et en danger. 

 

Parc National

Le Parc national de La Réunion est le 9éme Par national français et son cœur couvre 42% de la surface de l'île (105 400 hectares). D'un seul tenant, étagé de 0 à plus de 3000 m, il rassemble l'essentiel des éléments naturels terrestres remarquables et inclut des îlets habités et quelques enclaves cultivées.

Une flore et des milieux naturels uniques au monde

A sa naissance, l'île de La Réunion était dépourvue de toute vie. La flore est arrivée progressivement, essentiellement par le biais de graines transportées par le vent, les animaux (surtout les oiseaux) ou encore les courants marins provenant principalement des zones les plus proches (Madagascar et Afrique de l'est) : on parle d'espèces indigènes, arrivées avant l'Homme.
Située dans un nouvel environnement, une grande partie des végétaux s'est adaptée aux nouvelles conditions du milieu environnant.

Cette évolution (spéciation) à abouti à la formation de nouvelles espèces propres au territoire d'accueil : on parle d'espèces endémiques de La Réunion ou des Mascareignes.
Ainsi, près de 850 espèces indigènes (plantes vasculaires) sont recensées sur l'île. Parmi celle-ci, environ 45% sont endémiques strictes de La Réunion ou de l'archipel des Mascareignes. Se regroupant et s'adaptant aux différents microclimats de l'île, du battant des lames au sommet des montagnes, les nombreuses espèces forment alors différents types de végétation tout aussi riches et originaux les uns que les autres. Une centaine est recensée et de nouvelles encore régulièrement distinguées.
Parmi celles-ci, on peut citer les pandanaies, les tamarineraies, les forêts semi-sèches, les forêts tropicales humides de basse ou moyenne altitude, les landes d'altitude.

En seulement 3,5 siècles, les Hommes ont imprimé leur marque sur les paysages et la végétation, défrichant pour leurs besoins propres et apportant sur l'île plusieurs milliers de plantes pour améliorer leurs besoins quotidiens. Plus de 3000 espèces auraient été introduites pas l'Homme. Parmi celles-ci, plus d'une centaine sont considérées comme envahissantes : on parle aussi d'espèces invasives ou de pestes végétales. Ces espèces qui se propagent abondamment et menacent la végétation originelle de l'île sont considérées à l'échelle mondiale comme cause numéro 1 de perte de diversité biologique des îles.

Du fait de la forte diminution des habitats naturels et de la présence de nombreuses espèces envahissantes, la flore de notre île est extrêmement menacée.

Une quarantaine d'espèces de La Réunion est considérée comme éteinte localement et 281 espèces sont considérées comme menacées selon le Conservatoire Botanique National de Mascarin : soit 31% de la flore locale.

Une faune riche et diversifiée

A l'émergence de l'île, la faune marine s'installe et bientôt une barrière corallienne se forme. Les rivières sont colonisées par des poissons et crustacés qui effectuent une partie de leur développement dans l'océan. Il est aisé pour les oiseaux marins de venir se reposer, pondre et élever leurs poussins sur les falaises posées entre Madagascar et Maurice. Par les airs, capturés dans les vents des cyclones, sur les océans, réfugiés sur un radeau de végétation, ou dans les plumes de oiseaux, les animaux ont colonisés progressivement l'île sur près de 2 millions d'années. Cette longue période a permis au processus évolutif de conduire à de nouvelles espèces, de fait, endémiques de l'île.

Pour ces différents besoins, l'Homme a défriché la forêt et a introduit des animaux (cochons, chats ou même rats) qui ont contribué à l'extinction de nombreuses espèces. Parmi les animaux disparus, près de 20 espèces d'oiseaux, des tortues et des lézards n'existent plus maintenant que dans des muséums ou des planches naturalistes.

La faune qui a survécu est largement représentée, en nombre d'espèces, par les invertébrés, dont les araignées, mollusques et insectes. On connait actuellement plus de 2000 espèces d'insectes dont 25% de papillons de nuit et 50% de coléoptères. Plus du tiers sont endémiques de l'île. Chaque année, de nouvelles espèces sont décrites et certains spécialistes parlent de 2000 espèces encore inconnues. Certains mollusques sont très rares et menacés, comme le Lantzia carinata, connu dans une seule cascade de l'île.

Il reste, parmi les reptiles, le Lézard vert de Hauts, endémique de l'île et essentiellement présent dans les forêts indigènes du cœur du Parc national.

Aux côtés de deux espèces de chauve-souris insectivores, la Rousette noire, espèce frugivore, est de nouveau présente depuis quelques années. Les individus observés sont originaires de Maurice.

Il existe 40 espèces d'oiseaux nicheurs à La Réunion. La moitié d'entre elles, est indigène, et 9 sont endémiques de l'île. Quatre oiseaux sont endémiques de l'île et menacés au niveau mondiale : trois d'entre eux ne se reproduisent que dans le Parc national,
_ le Pétrel noir des Mascareignes est au bord de l'extinction et ses sites de nidification sont encore inconnus,
_ le Pétrel de Barau niche au-dessus de 2000 m d'altitude,
_ le Tuit-tuit, ou Echenilleur de La Réunion, n'est présent que dans les hauts de Saint-Denis avec moins de 30 couples.

Le Papangue ou Busard de Maillard est le seul rapace nicheur de l'île et est également menacé. Il se reproduit dans le cœur et dans l'aire d'adhésion du Parc.

Les forêts indigènes du Parc sont également des lieux privilégiés de rencontre d'oiseaux endémiques comme le Tec-tec, ou Tarier de La Réunion, qui accompagnent les randonneurs, l'Oiseau vert qui butine les fleurs, le Merle pays qui imite le cri du chat, et l'Oiseau-la-vierge ou Terpsiphone de Bourbon, chasseur d'insectes dans les sous-bois. Aujourd'hui, les forêts primaires du cœur du Parc national de La Réunion sont capitales pour préserver ces espèces endémiques.

Réserve Marine

L'île de La Réunion est bordée sur sa côte ouest par des récifs coralliens sur 25 Km, soit 12% du littoral, qui sont peu profond (entre 40 et 150 cm de profondeur en moyenne). Ils constituent une protection naturelle contre les assauts de la mer et ont permis le développement des zones balnéaires de l'île à Saint-Paul, Saint-Leu, Étang-Salé et Saint-Pierre.

Le faible développement du récif corallien à La Réunion est à mettre en relation avec son jeune âge puisqu'il n'est âgé que de 8000 ans mais aussi avec les conditions du milieu qui sont limitantes pour le développement de la vie corallienne.
Sièges d'une biodiversité remarquable (plus de 3500 espèces), ces récifs constituent aussi des patrimoines naturels, paysagers et culturels remarquables qui contribuent au bien être de la population réunionnaise et des visiteurs occasionnels.
Les récifs de La Réunion sont essentiellement de type frangeant ; c'est-à-dire qu'ils bordent immédiatement la terre ferme. C'est un relief récent et fragile qui s'organise en bandes parallèles au rivage.
De part ses dimensions, ce n'est pas un véritable lagon au sens géomorphologique du terme, mais un chenal d'arrière-récif.

Les récifs coralliens sont, avec les forêts tropicales, parmi les écosystèmes les plus riches et les plus productifs du monde. Lorsqu'ils sont en bonne santé, ils abritent des dizaines de milliers d'espèces appartenant à tous les groupes d'animaux marins : éponges, coraux, vers, coquillages, crustacés, poissons, tortues, dauphins, baleines.

A La Réunion, les scientifiques (inventaire de la biodiversité marine récifale à La Réunion, C. Bourmaud, 2003) ont dénombré jusqu'à présent :
- plus de 160 espèces de coraux ;
- plus de 1000 espèces de gastéropodes ;
- près de 2000 espèces de crustacés ;
- près de 60 espèces d'échinodermes ;
- et jusqu'à 650 espèces de poissons.

De très nombreuses espèces restent encore à découvrir. Parmi la faune des récifs coralliens, les poissons par leur nombre et leur ballet incessant de couleurs vives, attirent plus particulièrement notre attention.

Cependant, depuis la fin des années 1970, ces milieux naturels sont dégradés voire dans certains secteurs, fortement dégradés. Cette dégradation est liée à des changements climatiques globaux mais aussi à certaines activités humaines locales qui peuvent avoir un impact non négligeable sur l'équilibre du récif.
Avec une surface de 35 km 2, la réserve couvre un linéaire côtier d'environ 40 km, dont 20 km de barrière corallienne. Côté terre, elle s'étend jusqu'aux zones immergées pendant les plus grandes marées. En mer, des balises jaunes matérialisent les limites des différentes zones.

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